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    C’était hier, … la neige à quelques jours du printemps, une dernière offensive du Bonhomme Hiver, des vents violents, mordants, de nord-est, vents de nordet disent les hommes de la mer, oui combien froids ils étaient ces vents…. mais demain, sous peu, nous accueillerons le souffle léger du Printemps lui demandant d’être clément, de nous offrir fleurs, chants d’oiseaux  et soleil pour notre Bonheur! Prima

     

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    Sur toute fleurette déclose

    J’aime la senteur de la rose

    Et l’odeur de la belle fleur

    Qui de sa première couleur

    Pare la terre, quand la glace

    Et l’hyver au soleil font place.

     

    Les autres boutons vermeillets,

    La giroflée et les œillets,

    Et le bel esmail qui varie

    L’honneur gemmé d’une prairie

    En mille lustres s’esclatant,

    Ensemble ne me plaisent tant

    Que fait la rose pourperette,

    Et de mars la blanche fleurette.

     

    Que puis-je, pour le passe-temps

    Que vous me donnez le printemps,

    Prier pour vous deux autre chose,

    Sinon que toy, pourprine rose,

    Puisses toujours avoir le sein

    En mai de rosée tout plein,

    Et que jamais le chaut qui dure

    En juin ne te fasse laidure ?

     

    Ny à toy, fleurette de mars,

    Jamais l’hyver, lorsque tu pars

    Hors de la terre, ne te face

    Pancher morte dessus la place ;

    Ains toujours, maugré la froideur,

    Puisses-tu de ta soefve odeur

    Nous annoncer que l’an se vire

    Plus doux vers nous, et que Zephyre

    Après le tour du fascheux temps

    Nous ramène le doux printemps.

     

    Pierre de Ronsard  (  1524 -1585 )

    Odes

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  • «  Mars qui rit, malgré les averses…  »

    Fleurette de mars

     

     N'en déplaise à Théophile Gautier, c'est du soleil que je demande .... De belles journées ensoleillées, telle que celle de ce jour qui m’a permis de faire une longue promenade en bord de mer… une agréable journée printanière pour me faire oublier ces larmes de pluie que le ciel nous a si copieusement déversé durant ces longues semaines hivernales. Qui sait le printemps nous fera-t-il la surprise d'être précoce ? Prima

     

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    Fleurs d'aurore-copie-1

     

    Premier sourire du printemps

     

    Tandis qu'à leurs oeuvres perverses

    Les hommes courent haletants,

    Mars qui rit, malgré les averses,

    Prépare en secret le printemps.

     

    Pour les petites pâquerettes,

    Sournoisement lorsque tout dort,

    Il repasse des collerettes

    Et cisèle des boutons d'or.

     

    Dans le verger et dans la vigne,

    Il s'en va, furtif perruquier,

    Avec une houppe de cygne,

    Poudrer à frimas l'amandier.

     

    La nature au lit se repose ;

    Lui descend au jardin désert,

    Et lace les boutons de rose

    Dans leur corset de velours vert.

     

    Tout en composant des solfèges,

    Qu'aux merles il siffle à mi-voix,

    Il sème aux prés les perce-neiges

    Et les violettes aux bois.

     

    Sur le cresson de la fontaine

    Où le cerf boit, l'oreille au guet,

    De sa main cachée il égrène

    Les grelots d'argent du muguet.

     

    Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,

    Il met la fraise au teint vermeil,

    Et te tresse un chapeau de feuilles

    Pour te garantir du soleil.

     

    Puis, lorsque sa besogne est faite,

    Et que son règne va finir,

    Au seuil d'avril tournant la tête,

    Il dit : " Printemps, tu peux venir ! "

     

    Théophile Gautier   (1811-1872)

     

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    Quelques mots sur l'auteur :

     Théophile Gautier... Poète, romancier, journaliste, critique d'art vite réputé, et même auteur de ballets comme Giselle son oeuvre est extrêmement variée. Il est l’auteur du célèbre roman de cape et d’épée, Capitaine Fracasse que je me souviens avoir lu très jeune.

     Ami de Baudelaire ce dernier lui dédie " Les Fleurs du mal " en ces termes :

    " Au poète impeccable, au parfait magicien ès-lettres françaises, à mon très-cher et très-vénéré maître et ami Théophile Gautier, avec les sentiments de la plus profonde humilité je dédie ces fleurs maladives. C.B. "


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    amitié


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  •  

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    Le Temps passe, s’écoule insaisissable avec ses joies, ses petits bonheurs, mais aussi parfois avec ses petites et grandes misères  …,

    Chacun de nous a sa notion du Temps en fonction de son attente, et si comme moi, tu attends le Printemps les heures qui s’égrainent semblent parfois bien longuettes !

    Prima 

    LE TEMPS....

     

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    Le temps furtif vient, tourne et rôde

    Invisible autour de nos vies

    Et l'on entend glisser sa robe

    Sur le sable et sur les orties.

     

    Il nous signale sa présence

    Minutieuse et souveraine

    Par un taret dans la crédence,

    Par une moire en la fontaine,

     

    Un craquement, une fêlure.

    Rouille qui mord, bloc qui s'effrite,

    Doigt qui laisse à la place mûre

    L'empreinte où le fruit pourrit vite;

     

    Il ne lui faut pour qu'on l'entende

    Passer au fond de nos pensées

    Ni la pendule où se distendent

    Les aiguilles désenlacées,

     

    Ni l'inflexible voix de bronze

    Du campanile ou des horloges,

    Ni l'heure qui sonne dans l'ombre,

    Ni l'angélus qui sonne à l'aube;

     

    Jamais il n'est plus dans nos vies

    Qu'imperceptible et taciturne,

    Quand il effeuille en l'eau pâlie

    Les pétales du clair de lune.

     

    Henri de Régnier  (1864  - 1936 )

     

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    week-end

     


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  • de Edmund Blair Leighton

    de Edmund Blair Leighton

     

    C’est au Moyen-Âge que les Anglais firent de Valentin  le saint patron des amoureux car sa fête coïnciderait avec le début de la saison des amours chez les oiseaux.

    Mais c’est aussi le jour de la Saint-Valentin 1401, que choisit le roi de France Charles VI  le Fou, pour fonder une «  cour d’amour  » cercle poétique destiné à prolonger la tradition médiévale et aristocratique de l’amour courtois appelé aussi  «  fin’amor  ».

    Au XIX è, apparurent les premières cartes postales  les «  valentines  » que les jeunes gens utilisaient pour déclarer leur amour.

    Prima

     

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    Comme une belle fleur assise entre les fleurs,

    Mainte herbe vous cueillez en la saison plus tendre

    Pour me les envoyer, et pour soigneuse appendre

    Leurs noms et qualitez, especes et valeurs.

     

    Estoit-ce point afin de guarir mes douleurs,

    Ou de faire ma playe amoureuse reprendre ?

    Ou bien, s'il vous plaisoit par charmes entreprendre

    D'ensorceler mon mal, mes flames et mes pleurs ?

     

    Certes je croy que non : nulle herbe n'est maistresse

    Contre le coup d'Amour envieilly par le temps.

    C'estoit pour m'enseigner qu'il faut dès la jeunesse,

     

    Comme d'un usufruit, prendre son passetemps :

    Que pas à pas nous suit l'importune vieillesse,

    Et qu'Amour et les fleurs ne durent qu'un Printemps.

     

                         Pierre de Ronsard  (  1524 - 1585 )

              ( Le premier livre des Sonnets pour Hélène 1578 )

     

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  •  ...Aujourd'hui commence le Carnaval de Venise, aussi mes pensées se sont-elles envolées vers la Serenissime

     

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        L’Italie… Padoue, Venise , un pays et deux villes dont j’entendais souvent parler dans la famille, voyage que nous devions faire mais toujours remis d’année en année, des impératifs, des obligations …. «  Nous le ferons à la retraite », la retraite j’y suis arrivée seule, il faudrait ne jamais remettre les projets !

    Aussi Venezia, Padova... je fis le voyage avec des amis de Bretagne, versant quelques larmes à la descente de l’avion.

    Je ne fus pas déçue par la Serenissime ,  par ses îles, Isolla Bella, Murano, Burano…mais de ces voyages en Italie, mes préférences furent la Toscane et la Sicile , bien que mon cœur s’envole souvent vers Padoue et Venise… Prima

     

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    J'étais dans Venise, sur le Pont des Soupirs,

    un palais d'un coté et une prison de l'autre ;

    j'en voyais les monuments s'élever du sein des vagues,

    comme par la baguette d'un enchanteur.

     

    Des milliers d'années étendent autour de moi leurs ailes sombres,

    et une gloire mourante sourit sur ces temps éloignés,

    où plus d'une contrée sujette admirait les monuments de marbre du lion ailé,

    lorsque Venise; assise dans sa gloire, avait placé son trône sur ses cent îles! 

     

     

                                                             Lord Byron ( 1788 – 1824

                                                 Quatrième Chant (4-1) de “Childe Harold”


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    Quelques notes sur l’auteur :

     

    Né le 22 janvier 1788 à Londres, orphelin de père à trois ans , héritier de la fortune de son grand-oncle et de son titre Georges Gordon Byron  devient le sixième Baron Byron de Rochdale…

     

    Il a vingt ans quand il publie son premier recueil de poésie, dans lequel il étale ses passions précoces.

    Le 13 mars 1809, il entre à la Chambre des Lords et fait scandale en siégeant sur les bancs de l’opposition. Il a 21 ans.

    En juillet 1809, il part pour un voyage de trois ans avec un ami. Ils visitent le Portugal, l’Espagne, Malte, puis l’Albanie où ils sont reçus par Ali, Pacha de Janina, puis la Grèce.

    De retour en Angleterre en août 1811, il publiera en 1812 les deux premiers chants de " Childe Harold " récits de ses impressions de voyage et de ses propres aventures. Ce fut un succès.

    " Je me réveillais un matin et j’appris que j’étais  célèbre"

    Lord Byron

    Il mourut en Grèce en 1824 à l’âge de 36 ans.

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